INDOCHINE
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Dien Bien Phû :
Reco

Bo Doî prisonnier

Dien Bien Phû :
Point d'appui

Laos...

Prise d'arme

"....A Genève, on discutait. Mendès France voulait en finir dans les délais qu'il s'était lui-même fixés. Un mois. C'est pourquoi sans doute il avait renoncé à évoquer le sort futur de ces dizaines de milliers d'hommes qui attestaient, les armes à la main dans les hautes vallées d'Indochine, leur refus d'être livrés, pieds et poings liés, à ces Tonkinois, ces étrangers qu'ils avaient toujours combattus.
- Il ne faut pas créer des difficultés supplémentaires à nos négociateurs, devait répondre la présidence du Conseil au Général ELY qui avait plaidé la cause des minorités montagnardes.
La France fermait les yeux, bouchait ses oreilles, taisait sa voix.

Tout comme elle devait rester à jamais silencieuse lorsque, le "cessez-le-feu" une fois signé, elle put faire le décompte des prisonniers de Dien Bien Phû rendus par le Viêt-minh. Elle aurait pu demander :

- A Dien Bien Phû, vous avez capturé 11.721 soldats de l'Union Française. valides ou blessés. 3.920 nous ont été rendus. Manquent 7.801. Que sont-ils devenus ?

Mais jamais cette question n'a été posée."

Erwan BERGOT - Les 170 jours de Dien Bien Phû -

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