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Troupes De Marine
La tradition c'est  un «devoir de mémoire», l’affirmation d’une identité collective, des références de comportements individuels et collectifs.
TitreFichier son Midi
Chanson du marsouin
Chant des Coloniaux
La Coloniale
Dans la brume et la rocaille
Dans la coloniale
En t'engageant dans les marsouins
Le Fanion de la ColonialeOui
Le Forban
Marie DominiqueOui
Le Mousquetaire
Si tu crois en ton destin
Nous sommes de la coloniale
Opium
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'Les chants TDM'
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Chanson du marsouin

Là-bas dans la plaine déserte
Qu'éclaire la lune d'argent,
Le marsouin les lèvres entrouvertes
Revit son rêve le plus charmant
Enroulé dans sa couverture
Sous sa guitoune au toit mouvant.
Il rêve couché sur la dure
Bercé par la plainte du vent.

Mais voici le courrier de France
Qui accoste le long du quai.
En son coeur fleurit l'espérance
D'avoir une lettre, un paquet.
Et voici la chère missive
Qu'il ouvre en tremblant de bonheur.
Et dans la belle nuit qu'arrive
Il s'endort, la joie dans le coeur.

Dors mon petit Marsouin
Sous ton petit marabout
Au clair de lune
Bientôt finiront
Misères, privations
Toutes tes infortunes.
Rêve jusqu'au jour
Aux baisers d'amour,
Rêve à ta brune
Là-bas dans la nuit
Sous ton petit gourbi
Sous la lune.

Mais voici l'été qui s'avance.
Le paludisme est sans pitié.
Le pauvre petit soldat de France
Devient sa proie sans plus tarder.
A l'hôpital où il délire,
Devant son portrait tout froissé,
Monsieur le Major vient de dire :
"Il ne passera pas la nuit."

Il dort maintenant
Sous le sable mouvant
Loin de sa mère
Qui ne viendra pas
Sur la tombe de son gars
Dire une prière.
Une croix de bois
Seule indique l'endroit.
Au cimetière
Pour le petit Marsouin
C'est l'oubli, c'est la fin
De ses misères.

Chant des Coloniaux

Au fond du Tonkin ou sous le ciel d'Afrique
Les Coloniaux s'en vont gaiement le coeur plein d'entrain
Toujours sac au dos et l'allure énergique
D'ailleurs ils vont chantant un joyeux refrain
Brave colon fait rentrer ta moukère
V'là les Marsouins intrépides et beaux gars
En les voyants, la femme la plus légère
Rêve d'amour et tombe dans leur bras.

Du colonel jusqu'au dernier marsouin
Pour eux les femmes ont toujours le béguin
Les Coloniaux c'est des gars qu'ont pas froid aux yeux
Ca va d'l'avant sans peur de rien, il faut qu'ça casse
Les Coloniaux rien ne peut tenir devant eux
V'là les Marsouins il faut qu'ça casse.

Quand les ennemis foulèrent le territoire
Les soldats d'Marchand, Gouraud, Mangin, Gallièni
Marchaient au canon chantant ivre de gloire
Tenez bon les gars ça n'est pas fini
Mais sur l'Yser, en Champagne en Alsace
Libre à Belfort augmentant leur valeur
Le régiment invincible et tenace
Porta plus haut l'emblème aux trois couleurs
Narguant la mort et jetant leur flingot
Ils se battaient à coup de poing, au couteau.

La Coloniale

En avant fière Coloniale
Porte toujours au feu les trois couleurs
En France et sous la zone tropicale
Sois vainqueur, aies du coeur,
Sois sans reproche et sans peur.
La joie pour toi, c'est la grande bataille.
Du Maroc au Tonkin,
On a vu nos marsouins
Braver la mort et la mitraille
(Avec aux lèvres un gai refrain).

On a chanté notre marine,
Nos pompiers, zouaves et dragons,
Et maintenant en choeur chantons
Les plus joyeux de nos trouffions,
Et ces héros ca se devine,
Ce sont nos braves coloniaux
Qui sous les grands cieux tropicaux
arborent gaiement leurs joyeux drapeaux.

Dans ce joli coin de Provence,
Pays des femmes et du bon vin,
Un régiment de nos marsouins
Egaie ce joli patelin.
Aussi les brunes et les blondes
Adorent nos petits coloniaux,
Et quand la lune dans le ciel
Chacun a sa chacune à Saint-Raphaël.

Dans la brume et la rocaille

Dans la brume et la rocaille
Para marche au combat
Loin de chez ta bien-aimée
Para tu souffriras

Tu lutteras pour la France
Et pour sa délivrance
Tu tomberas un beau matin
Sur l'un de ses chemins

Loin de tous ces chacals
Qui portent les cheveux longs
Tu garderas ton idéal
Et toutes nos traditions

Ancien, toi qui repose
Regarde et souviens-toi
Nous sommes toujours, je suppose
Le creuset des Paras

La peur et la couardise
N'existent pas sous nos cieux
Que le mot de parachutiste
Semble doux à nos yeux

Sous les balles et la mitraille
Au fracas des combats
Ils gagnent toutes leurs batailles
C'est la loi des paras

Loin des tiens, loin des villes
Souvent tu partiras
Loin de ta tendre amie
Toujours tu lutteras

Sur la croix de ta tombe
un copain écrira
Qu'en parcourant le monde
tu es mort en soldat

Dans la coloniale

Dans la Coloniale
On connaît le sifflement des balles
Du Tonkin jusqu'au Maroc
Nous avons supporté plus d'un choc
Oui plus d'un choc.
Si parfois on nous traite
De forts cailloux de mauvaises têtes
C'est à coup de pinard, oui,
Qu'on chasse le cafard, oui,
Car on sait bien
Que les Marsouins n'ont peur de rien.

Quand à la colonie
On apprit tout à coup
Que la France notre mère
Etait cernée partout,
Les Marsouins en masse
Ont réclamé l'honneur
De venir prendre place
Contre l'envahisseur.
Et sur les grands bateaux
En route pour Toulon
Tous les Coloniaux
Chantaient à l'unisson.

Parfois dans la tranchée
On boit, on chante, on rit,
On pense à la mousmée,
Aux parents, aux amis.
Soudain les boches avancent
Mais loin d'être surpris
En avant pour la France
Repoussons l'ennemi.
Et dans la tranchée d'en face
Ce sont les gais Marsouins
Qui, comme toujours vainqueurs
Entonnent ce refrain.

En t'engageant dans les marsouins

En t'engageant dans les marsouins
T'iras peut-être chez les bédouins.
Il ne faut pas avoir de faiblesse,
Les voyages forment la jeunesse,
Tu verras Madagascar,
T'en reviendras un lascar.
Quand t'auras vu du pays
Nous vivrons en rentier à Paris.

Tu as tes dix-huit ans mon gaillard,
Aux coloniaux sans réticences
engage toi, dis un vieux gaillard
A son enfant qui le gênait de sa présence.
Ta mère n'est plus, mais j'ai ta part
Et tous ces biens sous ma gérance.
Cet argent-là c'est ton avenir
Je le garde pour quand tu vas revenir,
Et plus loin tu t'en iras,
Plus mon gaillard tu fortuneras.

Mais à peine son fils embarqué,
Déjà partout la salle rosse,
Avec des femmes se faisait remarquer,
Pendant trois ans il fit la noce ;
Lorsqu'un beau jour, tout détraqué
Il reçut la lettre de son gosse :
"Mon bon papa je suis libéré
Avec la classe qui va rentrer
Tu vois qu'çà n'a pas été long,
Je reviens avec mon premier galon ."

"Je suis sergent dans les marsouins,
Je t'écris de chez les bédouins,
J'ai fait mon temps en Afrique,
J'ai le teint couleur de brique.
Je connais Madagascar,
J'suis d'aplomb comme un brisquard.
Maintenant qu'j'ai vu du pays,
J'serai bientôt dans tes bras à Paris."

Lorsqu'il vit son teint bronzé
Avec son galon et sa médaille,
A ses pieds le vieux s'est agenouillé
En lui disant : "Je suis une canaille,
Je n'ai plus rien, j't'ai mis sur la paille.
Fais de moi ce que tu voudras mon enfant,
Je mérite le plus dur châtiment." (Bis)

Il lui répondit : " Papa lève-toi
Je te caserai, mais quant à moi,
Je retourne chez les Marsouins.
Va il ne te manquera pas de pain,
Je te mettrai dans un asile
Où les femmes t'y laisseront tranquille.
Au pays de l'abricot
Le soleil vous tape sur l'Kongolo
Mais aussi vrai que j'te dis,
Y'a moins de chameau qu'à Paris"

Le Fanion de la Coloniale

L'as tu vu le fanion d'la Coloniale
L'as tu vu le fanion des coloniaux

On nous appelle les fortes têtes,
On a mauvaise réputation,
Mais on s'en fout comme d'une musette,
On est pas fier au bataillon
Mais ce qu'ignore le biffin
C'est que du soldat au colon
On a une âme nous les marsouins
La Coloniale.

Quand dégoutté, lassé,
On doute de son passé,
On rencontre un p'tit gars
Rêvant des honneurs ici-bas (*)
On lui dit vient petit
Chez nous chercher l'oubli
Sous un soleil de plomb
Chanter notre plus belle chanson.

De Beyrouth à Casa
D'Hanoï à Calcutta
De Siddi Bel Abbes
Au brûlant soleil de Meknès
L'ancre d'or au képi
Sans peur et sans répit
Quand il s'agit d'aller mourir
On y va sans frémir.

(*) Ayant du chagrin ici-bas

Le Forban

Vin qui pétille, femme gentille
Sous tes baisers brûlants d'amour, oui d'amour
Dans la bataille, mort aux canailles !
Je vis, je chante et je bois tour à tour.

Je suis Marsouin, que m'importe la gloire
Enfant de roi et de prostituée,
Dans un combat j'ai connu la victoire
Et dans un crâne j'ai bu la liberté,
Vivre d'orgie est ma seule espérance,
Le seul bonheur que j'ai pu conquérir
Vingt ans sur mer ont bercés mon enfance
C'est sur les flots qu'un Marsouin doit mourir

Peut-être au mât d'une barque étrangère
Mon corps un jour servira d'étendard,
Et tout mon sang rougira la galère.
Aujourd'hui fête et demain le hasard,
Allons esclave, allons debout, mon brave,
Buvons le vin et la vie à grands pots,
Aujourd'hui fête et puis demain peut-être
Ma tête ira s'engloutir dans les flots.

Peut-être un jour sur un coup de fortune
Je capturerai l'or d'un beau galion
Riche à pouvoir nous acheter la lune,
Je partirai vers d'autres horizons.
Là, respecté tout comme un gentilhomme,
Moi qui ne fus qu'un forban, qu'un bandit,
Je pourrai comme un fils de roi, tout comme
Finir peut-être dedans un bon lit.

Marie Dominique

Marie, Marie-Dominique
Que foutais tu à Saïgon ?
Ca ne pouvait rien faire de bon
Marie-Dominique.
Je n'étais qu'un cabot clairon,
Mais je me rappelle ton nom
Marie-Dominique.
Est-ce l'écho de tes prénoms
Ou le triste appel du clairon
Marie-Dominique.

J'étais un soldat de Marine
J'venais m'engager pour cinq ans,
J'avais vingt, belle poitrine
Comme dans le refrain du régiment.
Dans les bistrots près de LOURCINE,
les anciens m'en faisait un plat ;
Tu verras c'que c'est qu' l'Indochine
Ecoute la chanson d'un soldat.

Je ne savais pas que la chance
Ne fréquentait point les Canyas,
Et qu'en dehors de la cuistance
Tout le reste ne valait pas ça.
Tu m'as fait comprendre des choses
Avec tes petits airs insolents,
Et je ne sais quelles apothéoses
C'était le plus clair de mes tourments.

Ce fut Marie la Tonkinoise
Qui voulut faire notre bonheur,
En me faisant passer sous la toise
Dans le vieux Cholon ou bien ailleurs,
Tu étais rusée comme un homme,
Mais ton but je ne le voyais pas bien
Avec ta morale à la gomme
Au cour de la piastre à Nankin.

Tu m'as gâté mon paysage
Et l'avenir quand sur le transport
Je feuilletais de belles images
Peintes comme des bouddhas en or,
Où sont mes buffles dans la rizière,
Les sampans, l'arroyo brumeux,
Les congaï, leurs petites manières
Devant le pouvoir de tes yeux.

Le Mousquetaire

Portant partout nos traditions guerrières
Et nos couleurs toujours plus loin,
Voici les fils des vaillants mousquetaires
Jeunes et fiers et valeureux Marsouins.
La mine altière, s'en vont en guerre
Tout en chantant leurs anciennes chansons,
Malgré la fièvre, sourire aux lèvres,
Et l'ancre d'or brillant aux écussons.

Le mousquetaire sur cette terre
C'est le marsouin au passé éclatant.
Arrière, arrière peuple berbère
Vous ne vaincrez jamais nos régiments.

Humble biffin à la capote grise,
Et toi dragon au casque étincelant,
Chasseurs, hussards à la moustache qui frise
Inclinez vous devant nos régiments,
Et quand la poudre, comme la foudre
Eclate et tonne au milieu des combats,
Tout est carnage sur son passage,
L'ennemi fuit et ne résiste pas.

Et l'on peut voir sur sa face brunie
Les longs sillons que le soleil trace,
Et à ses pieds les têtes ennemies
Qu'en attaquant le yatagan faucha.
Jeunes frivoles, à notre école
Si vous voulez gagner nos ancres d'or
C'est dans la plaine, à l'africaine
Qu'il faut venir, et l'on vous dressera.

Et vous verrez sous un plafond d'étoiles
A la lueur d'un feu de bivouac
Qu'un marsouin peut, sous sa guitoune de toile
Dormir en paix et fumer son tabac,
Et dès l'aurore il peut encore
Marcher gaiement sous un soleil de plomb
Sans une goutte dans sa source,
Un biscuit sec souvent comme pot au feu.

Peut-être un jour verrez vous dans l'histoire
Nos noms inscrits auprès de noms fameux.
L'on peut mourir par un soir de victoire,
Mais le nom reste et l'âme monte aux cieux.
Le mousquetaire sur cette terre
Eut il jamais un passé plus glorieux ?
Quand il succombe, il a pour tombe
Le sol d'Afrique arrosé de son sang.

Si tu crois en ton destin

Si tu crois en ton destin,
Si tu crois aux lendemains
L'ami faut pas hésiter,
Prend ton sac et viens sauter
Avec nous tu pourras marcher,
Tu pourras être et durer.

Pour aimer et pour souffrir
Y a pas deux moyens de trouver tout ça
Pour toi sans aucun doute
Viens chez les Paras.

Si tu retournes au Pays
Si tu vas revoir ta mie
Pour nous tu lui conteras
Nos chants, nos cris et nos combats
Mais qu'elle t'attende ou qu'elle t'oublie
Pense à ceux qui sont là-bas.

Si tu vas au bout du risque
Si tu restes sur la piste
La piste garce et cruelle
La piste sauvage et belle
Mourant tu sauras l'aimer
Car elle t'aura tout donné.

Nous sommes de la coloniale

Nous sommes de la Coloniale
Si loin de nos pays
Vers le front nous marcherons
Pour vaincre l'ennemi.

Avec nos armes
Nos corps et notre vie
Nous défenderons la France
Contre l'ennemi.

En tête de notre colonne
Un fanion claque au vent
C'est celui d'la Coloniale
Qui flotte dans nos rangs

Et pour la France
Pour notre vieille Colo
Tous les jours nous nous avancerons
Même si nous tombons

Frères d'Afrique
D'Indo du Pacifique
Nous avons supporté plus d'un choc

Opium

Opium, poison de rêve
Fumée qui monte au ciel,
C'est toi qui nous élève
Au paradis artificiel.
je vois le doux visage
Les yeux de mon aimée,
Parfois j'ai son image
Dans un nuage de fumée.

Dans le port de Saïgon
il est une jonque chinoise
Mystérieuse et sournoise
Dont nul ne connaît le nom.
Et le soir dans l'entrepont,
Quand la nuit se fait complice
Les Européens se glissent
Cherchant des coussins profonds.

Et le soir au port falot
Les lanternes qui se voilent
Semblent de petites étoiles
Qui scintillent tour à tour.
Et parfois dans leur extase
Au gré de la fumée grise,
Le fumeur se représente
Ses plus beaux rêves d'amour.

Puisqu'on dit que le bonheur
N'existe pas sur la terre,
Puisse l'aile de nos chimères
Un jour nous porter ailleurs
Au paradis enchanteur
Plein de merveilleux mensonges
Où dans l'ivresse de mes songes
J'ai laissé prendre mon coeur.