L'Ancre d'Or n° 256 - mai-juin 1990

Les Troupes Coloniales en 1939-40 : la mobilisation et la période d'attente

Le premier dossier de cette série sur les Troupes Coloniales en 1939-40 s'était attaché à faire le point de ce qu'étaient celles-ci à la veille de la mobilisation de 1939.

Ce second dossier se propose de montrer ce que furent la mobilisation puis la période d'attente qui suivit, jusqu'au déclenchement de l'offensive allemande du 10 mai 1940. Indissociable de celui accompli en métropole, l'effort qui fut alors déployé dans l'Empire allait assurer aux Troupes Coloniales une "montée en puissance" qui devait leur permettre de faire face avec honneur là où elles furent engagées en mai-juin 40.

La mobilisation

En métropole

Les quatre DIC d'Active (1) sont complétées : leurs régiments sont portés à leur effectif de guerre ; elles reçoivent leurs unités des autres armes.

Pour l'artillerie, les 1er, 2e, 3e et 12e RAC forment chacun, à partir de leur groupe lourd, un régiment d'artillerie lourde divisionnaire : 201e RACL (Bordeaux) 202e (Nîmes, Toulon), 203e (Troyes) et 212e (Auch).

Après la mobilisation les divisions d'actives comportent théoriquement 25% de cadres et 40% d'hommes de troupe d'active.

D'autres formations des Troupes Coloniales seront mises sur pied ultérieurement. Elles figurent dans le tableau B2, y compris celles de la dernière heure (juin 1940).

Quelques indications sur les formations de l'époque

Comme il a été indiqué dans le précédent dossier, les formations de 1939-40 étaient très différentes de celles aujourd'hui. Il convient de s'y arrêter ici.

Le tableau C donne l'organisation de la Division d'Infanterie sur pied de guerre.

On relèvera notamment dans ce tableau les effectifs des régiments.

On se souviendra que les trains de nos régiments d'Infanterie Coloniale et de tirailleurs sont hippomobiles. Le régiment a 290 chevaux et 190 voitures hippo, 60 véhicules auto (dont 9 chenillettes de ravitaillement en munitions), 40 motos ; le bataillon : 65, 50, 7 (pas de chenillettes) et 1 ; la compagnie 5 chevaux et 3 voitures hippo.

L'armement de base de l'infanterie est encore le fusil et le fusil-mitrailleur. Mais la fabrication en grande série du MAS 36 (à répétition) commence à peine en septembre 1939 (2). Selon le règlement de l'infanterie de 1938, le pistolet-mitrailleur n'est qu "une arme automatique de défense rapprochée". Comme armes à tir courbe, la compagnie FV dispose d' 1 mortier de 60, le bataillon de 2 tubes de mortier de 81 mod. 27/31 (Brandt) (toutefois certaines unités sont encore dotées de l'ancien modèle 18 Stokes). Le déficit en canons de 25 antichar mod. 34 arme excellente est compensé par le canon de 37 mod. 16, très insuffisant.

Les transmissions reposent essentiellement sur le fil. Pour des liaisons radio, le régiment d'infanterie ne dispose que de trois ER 17 (réseau du régiment et liaison infanterie-artillerie, portée jusqu'à 15 km, 4 fardeaux à dos d'homme), le bataillon : d'un ER 17 et de six ER 40 (liaison entre bataillon et compagnies, portée jusqu'à 5 km, poids 10 kg), la compagnie n'a pas de poste radio en dotation propre.

Les RAC à trois groupes de 75 comptent 1 789 chevaux. Les batteries divisionnaires antichars (BOAC) (canon de 47 AC mod. 1937) elles-mêmes, sont hippomobiles (173 chevaux). Certaines BOAC sont dotées de 75 en attendant la livraison des 47.

Tandis que les six autres divisions coloniales sont sur le type "Nord-Est", la 2e DIC est organisée sur le type "Montagne". En réalité les six RTS sont initialement de type "Montagne" (3) et seront transformés sur le type "Nord-Est" pendant leur hivernage en janvier et février 40.

Les renforcement que la mobilisation permet au profit des formations coloniales d'Afrique du Nord et du Levant, sont indiqués dans le tableau B3 qui fait suite à B2. N'y figurent pas les formations qui (en provenance d'Afrique Noire) ne font que transiter par l'AFN (même pour une période d'instruction d'une certaine durée) en vue de leur envoi en métropole.

La mobilisation de 1939 en métropole et la montée en puissance des forces mises sur pied par les Troupes coloniales jusqu'au printemps de 1940 pour le théâtre d'opérations principal, évoquées au précédent paragraphe sont indissociables de la mobilisation de l'Empire, sur laquelle il convient donc de fournir à présent quelques indications.

Aux colonies

Aux colonies, la mobilisation portera les effectifs de 65 565 (au 01/07/39) à 275 555 (dont 28 400 européens) en mai 40.

L'annexe 2 détaille ces effectifs par Groupe de colonies ou Colonie et indique pour chacun d'eux l(essentiel des renforcements et remaniement réalisés pour sa mise en état de défense. Ces éléments ne prétendant pas être exhaustifs ; pour l'être ils devraient, de plus, être complétés par des indications concernant la Marine et l'Armée de l'Air qui sortent du cadre de la présente série d'articles.

Dans tous les territoires de l'Empire, la mobilisation s'est effectuée dans de bonnes conditions, témoignant du loyalisme des populations. Dans les vieilles colonies (4) des réservistes réclament de partir rapidemment sur le front métropolitain. L'empereur d'Annam, le roi du Cambodge (5), les chefs religieux et politiques d'Afrique Noire, s'emploient au recrutement des tirailleurs et des travailleurs indigènes. En Côte-d'Ivoire, des anciens combattants de 1914-18 amènent leurs fils, même très jeunes, pour les faires engager comme volontaires.

Une part importante des éléments mobilisés et levés aux colonies sont destinés à la métropole (avec une fraction pour l'AFN et le Levant). Toutefois l'acheminement de ces contingents est conditionné par les possibilités de transport maritime, dont M. Mandel déplore l'insuffisance.

En septembre 1939, 43 000 militaires indigènes coloniaux de toutes races servent en dehors de leur territoire d'origine. Au 01/01/40 il y a 57 430 Africains en France, AFN et Levant.

De septembre 39 à la fin mars 40 (tranche de 1ère urgence) (6) 38 170 indigènes sont acheminés des colonies sur la métropole (+ 6 215 créoles) et 20 000 sur l'AFN (de plus 6 000 africains (9 bataillons organiques) sont transférés d'AFN en métropole).

D'AOF sont montés 6 bataillons organiques et vingt-deux détachements de renfort d'un millier d'hommes chacun avec un encadrement réduit de 5 officiers et 15 sous-officiers par détachement.

Entre septembre 1939 et juin 1940 seraient partis d'Afrique Noire par voie maritime 69 270 hommes à bord de 74 navires (répartis entre 56 convois).

Au début de juin 40 les effectifs indigènes coloniaux en France, AFN, Levant s'élèvent à 146 000 auxquels il convient d'ajouter plus de 20 000 travailleurs (fabrication d'armement, ministère du Travail).

Pour permettre d'apprécier l'ampleur de l'effort qui est en cours lorsque survient l'offensive allemande, on indiquera que les prévisions pour la période d'avril à fin octobre 40 (2e urgence) portaient sur 159 500 indigènes (+ 1 000 originaires (7) à diriger sur la métropole, 2 500 sur l'AFN, 9 000 sur le Levant ; ces chiffres étant en février et avril 40, donnés comme des minima, compte tenu de l'accroissement espéré de l'effort en fonction notamment des possibilités de transport maritime.

En mai 40, 72 000 militaires indigènes coloniaux attendent leur embarquement dans les ports coloniaux ou dans les camps qui ont été établis sur les voies de communication qui y conduisent

Les chiffres et les organigrammes des forces existant aux colonies au printemps de 1940 ne doivent cependant pas trop faire illusion. A cet égard, nous retiendrons l'appréciation du général Nyo, alors colonel chef d'EM à Dakar.

"L'AOF avait... été vidée de la majeure et de la meilleure partie de sa substance militaire... au profit des armées qui combattront en métropole jusqu'au 25 juin. En AOF, seules les unités sahariennes, notamment celles des confins nigéro-tchadiens, placées sous les ordres d'un même chef, et celles de Mauritanie, avaient conservé leur potentiel complet..."

Lors de l'armistice, l'immense territoire de l'AOF était transformé en un vaste dépôt de jeunes recrues indigènes mal encadrées, qui devaient d'ailleurs aller poursuivre leur instruction et parfaire leur encadrement, leur armement et leur habillement dans des camps spéciaux en AFN et en métropole..., en vue de grandes offensives à prévoir à partir du printemps 1941 !" (8)

Les camps de transition

Dans le midi de la France, les camps de transition des troupes indigènes coloniales (CTTIC) du sud-est (Fréjus, 20 000 places) et du sud-ouest (Souge, près de Bordeaux, 20 000 places, Rivesaltes, près de Perpignan, 16 500 places), ont été aménagés pour recevoir, acclimater, instruire les contingents indigènes à leur arrivée en métropole. (Il est prévu de doubler la capacité des deux premiers et de porter celle de Rivesaltes à 20 000. Ces camps recevront aussi une partie des troupes noires retirées des armées du Nord-Est et ramenées dans le midi pour l'hiver.

Le commandement doit en effet tenir compte de la plus ou moins grande aptitude des différentes races à endurer les rigueurs de l'hiver en France, et spécialement dans le Nord-Est. D'où :

Les CTTIC du Sud-Ouest ont formé pour les armées vingt-quatre bataillons de tirailleurs et les détachements nécessaires pour les artilleries divisionnaires coloniales (par tranches de 325 hommes correspondant à l'effectif indigène nécessaire pour un groupe).

Ils ont aussi ventilé d'autres effectifs sur des formations de l'arrière :

Une partie des contigents attendus en "2e urgence" était planifiée pour les services des Armées (Pionniers, Génie, Train, Intendance, Santé) et les formations du territoire (bataillons de travailleurs).

Précisons que l'encadrement de ces indigènes était à la charge de l'Arme ou du Service d'accueil avec, pour les formations extérieures aux Troupes coloniales, l'appoint d'un sous-officier des Troupes coloniales pour 100 indigènes.

Mais là n'est pas l'essentiel, car le grand dessein de Georges Mandel et du général Bührer demeure la mise sur pied d'une Force Impériale de plusieurs Corps d'armée, dont le général a sollicité par avance l'honneur de prendre le commandement lorsqu'elle sera engagée dans la bataille offensive qu'il estime possible et appelle de ses voeux.

Les divisions coloniales

L'essentiel, ce sont les sept Divisions coloniales. Aussitôt mises sur pied, elles avaient – sauf la 2e DIC maintenue en Provence – été acheminées vers le Nord-Est. (Pour les divisions d'active (1ère, 3e et 4e) leurs échelons de couverture mis enb place dans un premier temps étant ensuite rejoint par leurs échelons C).

Chacune de ces six divisions a passé sur le front en automne et/ou en hiver un temps, variable de l'une à l'autre, allant de quelques semaines à près de trois mois. Antérieurement, la 4e DIC avait participé à l'action de diversion de mi-septembre (9).

Ces séjours en ligne (avant-postes, patrouilles, coups demain, duels d'artillerie, premières pertes, premières citations...) ont contribué à agguerrir les unités et à leur donner de la cohésion (10).

Nombre d'entre elles ont également effectué des travaux d'organisation du terrain (tels qu'aménagements de 2e position).

Après avoir suivi le sort de leurs divisions pendant les premiers mois, les régiments sénégalais des 1ère et 4e DIC – ainsi que les conducteurs sénégalais et malgaches en service dans certains RAC (et qui furent alors remplacés par des personnels métropolitains ; d'anciens marins à la 1ère DIC !) - ont été au début de l'hiver progressivement ramenés (comme indiqué plus haut) dans le midi de la France, afin d'épargner aux Africains les rigueurs de la mauvaise saison.

Pendant leur absence de la 4e DIC, les 16e et 24e RTS sont temporairement remplacés dans les rangs de celle-ci par la 52e DB de Mitrailleurs, le 4e RIC, le RICM.

A la 1ère DIC, le 12e RTS a été transformé le 01/12/39 en 12e RIC, un nouveau 12e RTS étant reformé le 15/12/39 en Provence, lors de son retour au front, le 12e RIC sera dissous le 24/04/40 (ses unités régimentaires "blanches" passant alors au 26 RTS créé le 25/04/40 – cf tableau B2).

En avril et début mai, les 1ère, 4e, 5e, 6e et 7e DIC – qui sont en réserve dans la zone des armées – sont réorganisées en opérant au sein de leur infanterie et de leur Artillerie l'AMALGAME des unités mobilisées en métropole le 2 septembre 1939 et des renforts amenés, depuis, des colonies :

Ainsi des effectifs de réservistes français de métropole sont-ils rendus disponibles pour des unités métropolitaines.

Quel est l'état des formations coloniales à la veille de leur engagement dans la bataille ?

D'abord, elles ne sont pas toutes "de même pied" : il y a des différences importantes non seulement entre les Grandes Unités et les corps d'active et ceux "de formation", mais aussi à l'intérieur même de chacune de ces catégories.

Concernant l'encadreement, on ne peut mieux faire que de se référer aux appréciations d'ensemble du général Charbonneau ("Histoire et Epopée des Troupes Coloniales") : Pour l'active, excellent corps de sous-officiers, cadres subalternes d'officiers bons, mais carence (dans l'ensemble) des chefs de bataillon, gradés supérieurs d'une manière générale à la hauteur. Pour les réserve, niveau inégal des sous-officiers, très bons officiers subalternes, insuffisance de beaucoup d'officiers supérieurs.

Cependant, les rapports et témoignages de l'époque reflètent une grande diversité de situations quant au taux d'encadreement, à la proportion effective de cadres d'active, à la qualité des officiers et des sous-officiers, à l'âge, à la provenance (active ou réserve) et à la valeur de la troupe... Au reste ces situations ont évolué diversement entre l'automne 39 et le printemps 40, et tout spécialement lorsqu'est intervenu l'amalgame.

Si quelques éléments africains sont alors arrivés insuffisament instruits (cas signalé à la 7e DIC), la plupart ont au contraire rejoint en bataillons solidement encadrés et instruits . Entraînés à fond (comme ce fut le cas, par exemple, au camp de Kati), bien des réservistes africains, jeunes et vigoureux, avaient repris, après six mois, la valeur des tirailleurs d'active.

Dans l'ensemble, les effectifs sont réalisés. Les déficits signalés le 10 mai dans certaines Grandes Unités, comme la 3e et 4e DIC, ou à la 42e DB de mitrailleurs, sont dus à un nombre élevé de permissionnaires.

Pour ce qui est des matériels, on relève des déficits

Les quantités de mines livrées pour la défense des positions sont notoirement insuffisantes, parfois même inexistantes.

Les déficiences ne sont pas seulement quantitatives, mais également qualitatives : ainsi de nombreuses pièces de 75 (mod. 97) datent de 1917 et ont déjà beaucoup tiré...

Ne seront pas non plus sans conséquences les retards avec lesquels sont mis en place certains moyens. Ainsi les CDAC n'arriveront que très tardivement : la 3e DIC n'aura la sienne que le 3 mai, la 5e DIC le 9, la 1ère DIC le 10 mai. Les batteries AA divisionnaires n'arriveront que pendant la bataille : à la 1ère DIC le 19 mai, aux 4e et 5e DIC le 27, à la 7e DIC le 28 mai.

Depuis la mobilisation, les Grandes Unités et les régiments coloniaux ont bénéficié d'appréciables délais de mise en condition et d'instruction. Mais ces délais ont été mis à profit de façon inégale, selon les situations différentes dans lesquelles les uns et les autres ont été placés, mais aussi et surtout, selon la valeur des chefs.

Si dans l'ensemble les unités sont prêtes à combattre, leur organisation même, l'insuffisance de leurs moyens AC et AA, la modicité deleurs transmissions radio, les déficiences en moyens de transport, l'instruction qu'elles ont reçu et l'entraînement auquel elles ont été soumises... les rendent à l'évidence peu aptes à des missions exigeant de trop grands et trop fréquents déplacements.

Même si cette situation n'est pas particulière aux formations coloniales et s'étend à la plus grande partie de l'Armée française , il a paru nécessaire d'en faire état (12).

Concernant par contre les Troupes coloniales, l'amalgame qui vient d'être réalisé, s'il a, dans quelques-unes des formations concernées, un peu entamé la cohésion acquise au cours des mois précédents, a bien davantage, dans la plupart d'entre-elles, apporté un sang jeune et une vitalité qui vont s'avérer bénéfiques lorsqu'elles seront engagées.

Action du chef d'état-major général des colonies

Le chef d'EM des colonies fait partie du comité de guerre. Par dlégation de celui-ci, il est chargé de la coordination supérieur des théâtres coloniaux. Le général Bührer est en outre chargé par le ministre de la Guerre, de l'inspection des formations coloniales de l'intérieur, et, par le commandant en chef, de celles de la zone des armées.

A l'occasion de ses inspections, il déplore le peu de progrès réalisé au cours des mois de la "drôle de guerre" dans l'instruction des cadres et de la troupe, plus entrînés à des travaux de défense qu'à la manoeuvre face à un ennemi utilisant avec viguer la puissance et la mobilité de ses moyens. Il s'inquiète tout particulièrement de l'insuffisante préparation des cadres à la guerre de mouvement et à affronter l'emploi que les Allemands ont fait en Pologne de leurs chars et de leur aviation d'assaut.

Dans le Haut-Commandement, le général Bührer est de ceux qui pensent que l'action reste préférable à l'inaction, tant pour le moral de l'Armée que pour vaincre l'ennemi, soit par la manoeuvre, soit s'il le faut par la rupture.

Implantation des unités coloniales à la veille de l'offensive allemande

Il reste à voir quelle est l'implantation des Grandes Unités et des autres formations coloniales lorsque les Allemands attaquent le 10 mai.

En suivant la frontière d'Est en Ouest (voir carte) :

sont en ligne sur le front de Lorraine

bordent la frontière belge

A l'arrière

Plus à l'arrière, sont en réserve du CQG

En Provence

Outre-mer

Les coloniaux en service aux confins du Niger et du Tchad, ainsi qu'en Côte Française des Somalis (de même que ceux en service dans le Sud-Est tunisien) font face à la menace Italienne ; ceux de Mauritanie à la menace espagnole latente (de même que ceux qui servent dans le Nord et le Su—Ouest marocain) ; tandis que ceux qui servent au Tonkin voeint se rapprocher la menace japonaise. il y a aussi ceux qui, aux carrefours essentiels de l'Empire et de ses routes maritimes contribuent à la défense des Points d'Appui de la Flotte : Dakar, Fort-de-France, Diégo-Suarez, Cap-St-Jacques, ou de "ports défendus" qui ne sont pas à l'abri de "raiders" allemands. Les cadres des Troupes Coloniales que des missions plus ingrates retiennent aux colonies, loin de ces marches de l'Empire, en éprouvent une vive amertume et pensent avec envie à leurs camarades qui sont en Lorraine, face à l'adversaire principal.

A partir du 10 mai, ceux-ci vont être engager dans la bataille et avec eux et sous leurs ordres : 63 300 sénégalais, 14 675 malgaches, 13 770 indochinois (16).

F.L.

  1. Se reporter au tableau A du dossier n° 1
  2. En attendant le MAS-36, les fusils 86-99 et 07-15 sont encore en service : et la mitrailleuse est toujours la Hotchkiss modèle 14... comme en 1918. Le fusil-mitrailleur est le modèle 24-29.
  3. Le RTS type montagne (effectifs 3 408) a 516 animaux (dont 476 de bât), 8 voitures hippo, 73 véhicules automobiles.
  4. Les quatre "Vieilles" : Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane, terres françaises depuis le XVIIe siècle ; devenues depuis lors (1946) nos quatre départements d'outre-mer.
  5. Comme d'ailleurs le sultan du Maroc et le bey de Tunis. De plus les deux fils du roi du Cambodge, donnant l'exemple, rejoignent l'armée française.
  6. Voir annexe 2 tableau Renforts coloniaux.
  7. Originaires des quatres communes de plein exercice du Sénégal : Dakar, Thiès, Rufisque, Saint louis.
  8. L'Ancre d'Or n° 153 février 1974 "A propos de Dakar, juillet 47"
  9. Opération offensive limitée, prétendument engagée pour "soulager la Pologne".
  10. Ces opérations de la "drôle de guerre" seront, pour les unités concernées, évoquées brièvement mais de façon plus précise dans les dossiers suivants de cette série.
  11. La 6e DIC, par exemple, reçoit de Rivesaltes pour réaliser cet amalgame les :
    • 51e, 52e, 53e BTS (tirailleurs d'origine Réserve) venus d'AOF (deux du Soudan – Kali – et un du Dahomey), qui forment le 5e RICMS.
    • 55e, 56e, 57e BTS (tirailleurs d'origien active) venus du Maroc, qui forment le 6e RICMS.
  12. Il n'y a pas qu'une question de moyens, mais également un problème de doctrine : l'instruction de 1936 sur l'emploi tactique des Grandes Unités, le règlement d'Infanterie de 1938 (qui est d'ailleurs trop récent pour être assimilé) n'envisagent pas la manoeuvre automobile, du moins pour les types de formations auxquels appartiennent nos unités coloniales d'alors. Les enseignements de la guerre d'Espagne, et ceux (bien perçus par certains des officiers coloniaux qui y ont assisté) des opérations japonaises en Chine, se sont imposés à certains chefs clairvoyant et novateurs, mais ils dérangent et ne sont pas écoutés.
  13. Héritiers des bataillons de mitrailleurs coloniaux de l'Est dissous en 1926, le 41e RMIC avait été reimplanté à Toul en 1933, puis transféré dans les casernements de Puttelenge et Sarralbe en 1935-36.
  14. Ces Demi-brigades de mitrailleurs indigène coloniaux sont à très forte proportion d'européens.
  15. N'ont été cités ci-dessus pour les opérations que des noms des généraux commandants ces Grandes Unités. Dans les numéros suivants de l'Ancre d'Or, la relation de l'engagement de chacune de celles-ci dans la bataille, sera précédée de sa composition après les modifications intervenues à la mobilisation et par la suite, avec indication des noms des chefs de corps.
  16. Chiffres établis en octobre 1940 par le secrétariat aux colonies du gouvernement de Vichy et cités par le genéral Bührer en 1947.

Tableau B1 : à la mobilisation mise sur pied

De trois autres divisions d'infanterie coloniale.

5e DIC   MONTPELLIER

22e RIC

44e RIC

53e RIC

21e RAC

221e RACL

 

 

 

 

 

Toulon

Perpignan

Sète

Libourne

Bordeaux

6e DIC   CHATEAUROUX

5e RIC

6e RIC

43e RIC

23e RAC

223e RACL

 

 

 

 

 

Bourges

Dreux, Nogent-le-Retrou

Bourges

Troyes

Troyes

7e DIC   TOULOUSE

7e RIC

33e RIC

57e RIC

32e RAC

232e RACL

 

 

 

 

 

Bordeaux

Montauban

Pamiers

Agen

Auch

Du Corps d'Armée Colonial (CAC)

Corps d'Armée Colonial    

11e RACL

622e RPC

 

 

Lorient

Mobilisé à Nogent-le-Retrou (Régiment de Pionniers Coloniaux)

Faisant partie des éléments organiques du CAC.

Des formations suivantes

Infanterie coloniale    

54e RIC

11e BCC

481e RPC

482e RPC

483e RPC

484e RPC

485e RPC

486e RPC

4e RIC

 

 

 

 

 

 

 

 

15/10/1939

Carcassonne (Défense du littoral méditerranéen)

Bataillon de Chars Coloniaux (chars FT) (porte le n° 11)

Brest

Perpignan

Mont-de-Marsan - rentrera en juin dans la composition du 20e RIC

Brest

Brest

Dreux

Constitué avec les 21e bataillons des 1er, 2e et 21e RIC

Artillerie coloniale    

AD de la 5e DINA

- BDAC 47

- 22e RAC

- 222e RACL

AD de la 65e puis de la 30e DI

- BDAC 47

- 42e RAC

- 242e RACL

Xe CA

- EM d'ALCA 10

- 110e RACLCA

XIe CA

- 111e RACLCA

Réserves Générales (RG)

- 310e RACP

- 320e RACP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Toulon

- Nîmes

 

 

- Nîmes

- Nîmes

 

 

- Nantes

 

- Nantes

 

- Rueil (RAC Porté)

- Rueil (RAC Porté)

Tableau B2 : formations coloniales mise sur pied ultérieurement

8e DIC 01/05/1940 Créée à Mérignac

4e RIC

25e RTS

26e RTS

8e RACT

208e RACL

 

16/04/1940

16/04/1940

25/04/1940

25/04/1940

Provenant de la 4e DIC – ne rejoindra pas, sera affecté à la 7e DIC

Souge, Mont-de-Marsan

Souge, comprend UR (européennes) du 12e RIC dissous.

Rueil

Souge (ne rejoindra pas, seront affectrés à la 40e DI constituée les 30 et 31/05/1940

9e DIC   Ne pourra être constituée

27e RICMS

28e RICMS

9e RACT

05/06/1940

05/06/1940

05/06/1940

Souge

Rivesaltes

Rueil (rejoindra la 85e DIA)

Infanterie coloniale    

623e RPS

487e RPS

13 BATS

14e BATS

15e BATS

17e BATS

19e BATS

24e BATS

63e BATS

64e BATS

66e BATS

67e BATS

20e RIC

42e RIC

52e RIC

55e BMIC

16/03/1940

16/05/1940

mai-juin 40

mai-juin 40

mai-juin 40

mai-juin 40

mai-juin 40

mai-juin 40

mai-juin 40

mai-juin 40

mai-juin 40

mai-juin 40

06/06/1940

16/06/1940

13/06/1940

05/06/1940

- Souge (Régiment de Pionniers Sénégalais) (XXIIIe CA constitué en février-mars 1940)

- Montauban (Régiment de Pionniers Sénégalais) (VIe Armée, 7e DIC)

- Souge

- Souge

- Souge

- Souge

- Souge

- Souge

- Rivesaltes (BTS constitués à la suite de ceux qui ont été dirigés sur les 5e, 6e et 7e DIC pour former les RICMS. Devenu autonome le 16/06/1940

- Rivesaltes (BTS constitués à la suite de ceux qui ont été dirigés sur les 5e, 6e et 7e DIC pour former les RICMS. Devenu autonome le 16/06/1940

- Rivesaltes (BTS constitués à la suite de ceux qui ont été dirigés sur les 5e, 6e et 7e DIC pour former les RICMS. Devenu autonome le 16/06/1940

- Rivesaltes (BTS constitués à la suite de ceux qui ont été dirigés sur les 5e, 6e et 7e DIC pour former les RICMS. Devenu autonome le 16/06/1940

- Voir tableau B1

- Aux armées, à partir des 21e bataillons (bataillons d'instruction) des 3eRIC, 23e RIC et RICM) 240e DLI d'existence très éphèmere 14 – 17/06/1940)

- Rivesalte, Souges, Bourges. En fait, seul le 3e bataillon , mis sur pied à Bourges, est effectivement constitué et sera engagé.

- Carcassonne (Bataillon de Mitrailleurs Indigènes Coloniaux) (formé avec des rescapés européens de la 52e Dbemi-brigade de Mitrailleurs)

Artillerie coloniale    

- 20e GAAC

AD de la 53e DI

- BDAC

AD de la 58e DI

- BDAC

AD de RG

- 607e BAC

IIe Armée

- 321e RACP

3e DLI

- II/54e RAC

15/06/1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorient (75 auto) (n'a pas fait mouvement)

 

(75)

 

(75)

 

(47)

 

Rueil

 

 

Formations diverses mises sur pieds par les dépôts coloniaux    

2e RR

84e RR

112e RR

156e RR

164e RR

214e RR

224e RR

40e CRT

81e CRT

1er Bataillon de Douaniers

15e Bataillon de Douaniers

16e Bataillon de Douaniers

19e Bataillon de Douaniers

21e Bataillon de Douaniers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Régiment Régional - Défense Passive

Régiment Régional - Devenu 112e Bataillon régional

Régiment Régional

Régiment Régional

Régiment Régional

Régiment Régional - GVC

Régiment Régional - Travailleurs

Compagnie de Transport Régional

Compagnie de Transport Régional

Bataillon de Douaniers

Bataillon de Douaniers

Bataillon de Douaniers

Bataillon de Douaniers

Bataillon de Douaniers

Formées avec des éléments venant d'outre-mer    

- Détachements de Tirailleurs Sénégalais pour la protection des bases aériennes

- Compagnies Malgaches

- Compagnies Indochinoises de FTA

- Compagnies auxiliaires Malgaches du Génie

 

 

 

 

- 8 détachements : Avord, Châteauroux, Tours, Istres, Marignane, Bordeaux, Cazaux, Rochefort

- 12 compagnies (n° 1 à 12)

- 16 compagnies (n° 101 à 116) de Forces Terrestres Anti-aériennes

 

Tableau B3 : Afrique du Nord et Levant

AFRIQUE DU NORD
TUNISIE  

 

2e RACT

Reçoit un BTS d'AOF

Dédoublement du RACT en avril 1940

LEVANT

24e RIC

41e RAC

631e BPM

Régiment de Marche d'Infanterie Coloniale du Levant (mis sur pied en août 1939) devenu 24e RIC

Formé à Lorient en octobre-novembre 1939

Septembre 1939 (Bataillon de Pionniers Malgaches)

Tableau C : La division d'infanterie de 1940 sur pied de guerre

L'effectif total de la Division est de 16 610 (dont 500 officiers), 5 000 chevaux, 538 véhicules auto.

(les effectifs indiqués sont ceux de l'aide mémoire pour les travaux d'état-major de 1939 (1938 pour certains chiffres)

Infanterie Divisionnaire (ID)

  • Trois Régiments d'Infanterie (effectifs 3 080) comprenant chacun :
    • trois bataillons à trois compagnies FV (fusilliers-voltigeurs)
    • une compagnie d'Accompagnement (CA) (16 mitrailleuses, 2 canons de 25 AC, 2 mortiers de 81)
  • Les unités régimentaires (UR) suivantes :
    • Compagnie de Commandement Régimentaire (transmissions, pionniers, éclaireurs motocyclistes)
    • Compagnie Hors-Rang (CHR) (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, service sanitaire)
    • Compagnie Régimentaire d'Engins (CRE) (6 canosn de 25 AC, 2 mortiers de 81)
    • Une 13e Compagnie de pionniers (divisionnaires) (efectifs 228) comptant à l'un des RI
    • Une 14e Compagnie Divisionnaire anti-chars (effectif 154) (12 canons de 25 AC) comptant à un autre RI

Artillerie Divisionnaire (AD)

  • Un Régiment d'Artillerie (légère) (effectif 2 180)
    • Trois Groupes de trois Batteries de 75, soit 36 pièces (1 788 chevaux)
    • Une 10e Batterie Divisionnaire Anti-Chars (BDAC) (6 canons de 47 AC hippo) (effectif 194)
  • Un Régiment d'Artillerie Lourde
    • Deux groupes de 155 c, soit 24 pièces (effectif 1 710, 1 320 chevaux) ou un groupe de 105 c, un groupe de 155 c
  • Une Batterie Divisionnaire Anti-Aérienne (n'est réalisé que dans quelques Divisions)
  • Un parc d'Artillerie Divisionnaire (PAD) (effectif 412)
    • Une Compagnie d'Ouvriers d'Artillerie (COA)
    • Une Section de munitions Hippo (SMH)
    • Une Section de munitions Auto (SMA)

Cavalerie

  • Un groupe de Reconnaissance Divisionnaire (GRDI effectif 690)
    • Un Escadron Hors-Rang (EHR)
    • Un Escadron Motocycliste
    • Un Escadron Porté et un Escadron à Cheval (4 canons de 25 AC)

Génie

  • Un Bataillon du Génie, qui sera dissous en novembre 1939, ses deux Compagnies de sapeurs-mineurs (chacune à l'effectif de 282) devenant alors Compagnies du Génie autonomes.

Transmissions (faisant alors partie du Génie)

  • Une compagnie Télégraphique et une Compagnie Radio (effectif 427)

Train

  • Une Compagnie Hippo (66 voitures hippo utiles)
  • Une Compagnie Auto (15 camionnettes et camions)

Intendance

  • Un Groupe d'Exploitation Divisionnaire (GED)

Santé

  • Un Groupe Sanitaire Divisionnaire (GSD)
  • Une Section Sanitaire automobile

La mobilisation aux colonies : situation en mai 1940

En Afrique Noire, le Général commandant supérieur à Dakar a été nommé commandant du théâtre d'opération

Un commandement des confins Nigéro-Tchadiens a été créé à Zinder (1)

En AOF (général Barrau) (5 715 européens + 3 907 originaires + 112 702 indigènes, total 122 324 (2);.

En AEF (général Husson) (2 361 européens + 13 172 indigènes = 15 333).

En CFS (général Legentilhomme) (1 600 européens + 6 300 indigènes = 7 900)

A Madagascar (2 224 européens + 4 107 créoles de la Réunion + 27 676 indigènes = 34 007).

En Indochine (général Martin) (14 236 européens + 74 662 indigènes = 88 898)

En Chine, les effectifs ont été ramenés à 755 européens + 894 indigènes = 1 649 ; n'ont en effet été maintenu que les deux BMC (4) et une compagnie (+ 1 section de chars).

Au Pacifique(1 123 européens + 42 indigènes = 1 165). Un bataillon d'Infanterie Coloniale et une batterie d'Artillerie Coloniale ont été formés en Nouvelle-Calédonie, où une base aérienne est en construction ; une compagnie d'Infanterie Coloniale à Tahiti (Papeete).

Aux Antilles et Guyane

Les Forces Auxiliaires ont été portées aux niveaux suivants (ordres de grandeur) :

  • AOF 20 à 25 0000;
  • AEF : 5 000;
  • Indochine : 29 300.
    1. Les Italiens ont – en Lybie, 200 000 hommes ; - en Afrique Orientale 113 000 soldats italiens et 260 000 soldats autochtones. Nous avons engagé secrètement une action de soutien à la résistance intérieure éthiopienne.
    2. Les effectifs indiqués sont ceux réalisés en mai 1940.
    3. En juin 1940 l'effectif du RTST s'élève à 469 européens et 5 664 indigènes.
    4. Ces bataillons mixtes d'Infanterie Coloniale de Chine (Shanghaï, Canton) sont à base de supplétifs tonkinois.
    Renforts Coloniaux

     

    Métropole

    AFN

    Levant

     

    1ère urgence (septembre 1939 – fin mars 1940

    d'AOF

    de Madagascar

    d'Indochine

    des Antilles

    Total

    20 250

    8 910

    9 000 (1)

     

    38 170

     

    + 3 000 créoles

     

    3 125 créoles

    + 6 215 créoles

    20 000

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6 000 d'AFN en métropole

     

    (1) + 20 000 travailleurs

     

     

    2e Urgence (avril – fin octobre 1940) (prévisions)

    d'AOF -AEF

    de Madagascar

    d'Indochine

    Total

    89 000

    20 000

    50 500

    159 500

     

     

     

     

    2 500

     

     

     

     

    3 000

    6 000

    9 000

     

     

     

     

    ABRÉVIATIONS

    AA

    AC

    AD

    ALCA

    BATS

    BDAC

    Bgde

    BHR

    Bie

    BMIC

    BPM

    BTC

    BTM

    BTS

    CA

    CA

    CAC

    CAF

    CB

    CE

    CEFS

    CEMG

    CHR

    Cie

    CM

    CM

    COA

    COAC

    COMA

    CRE

    CTTIC

    DB

    DBMIC

    DBMIC

    DCA

    DI

    DIA

    DIC

    DIF

    DINA

    DLC

    DLC

    DLI

    DN

    EHR

    E

    EM

    EMA

    EO

    EOCA

    EOD

    Eon

    ER

    FTA

    FV

    Anti-Aérien

    Anti-Chars

    Artillerie Divisionnaire

    Artillerie Lourde de Corps d'Armée

    Bataillon Autonome de Tirailleurs Sénégalais

    Bataillon de Marche d'Infanterie Coloniale

    Brigade

    Batterie Hors-Rang

    Batterie

    Bataillon de Mitrailleurs d'Infanterie Coloniale

    Bataillon de Pionniers Malgaches

    Bataillon de Tirailleurs Cambodgiens

    Bataillon de Tirailleurs Malgaches

    Bataillon de Tirailleurs Sénégalais

    Corps d'Armée

    Compagnie d'Accompagnement

    Corps d'Armée Colonial

    CA de Forteresse

    Chef de Bataillon

    Chef d'Escadron

    Corps Expéditionnaire Français de Scandinavie

    Chef d'Etat-major Général

    Compagnie Hors-Rang

    Compagnie

    Compagnie de Mitrailleuses

    Centre de Mobilisation

    Compagnie d'Ouvriers d'Artillerie

    Compagnie d'Ouvriers d'Artillerie Coloniale

    Commis et Ouvriers Militaires d'Administration

    Compagnie Régimentaire d'Engins

    Centre de Transition des Troupes Indigènes Coloniales

    Demi-brigade

    Demi-brigade de Mitrailleurs d'Infanterie Coloniale

    Demi-brigade de Mitrailleurs Indigènes Coloniaux

    Défense Contre-Avions

    Division d'Infanterie

    Division d'Infanterie d'Afrique

    Division d'Infanterie Coloniale

    Division d'Infanterie de Forteresse

    Division d'Infanterie Nord-Africaine

    Division Légère de Cavalerie

    Division Légère de Chasseurs

    Division Légère d'Infanterie

    Défense Nationale

    Escadron Hors-Rang

    Européen

    Etat-Major

    Etat-Major de l'Armée

    Elément Organique

    Elément Organique de Corps d'Armée

    Elément Organique Divisionnaire

    escadron

    Emetteur-Récepteur

    Forces Terrestres Antiaériennes

    Fusilliers-Voltigeurs

    GA

    GA

    GAAC

    GB

    GC

    GCA

    GD

    GED

    GN

    Gpe

    Gpmt

    GQG

    GRDI

    GSD

    GVC

    I

    IC

    ID

    IGTC

    IM

    mob

    mod

    PA

    PAD

    PC

    Pon

    RAC

    RACL

    RACL

    RALC

    RACM

    RACMM

    RACP

    RACT

    RACT

    RACTT

    RG

    RIC

    RICM

    RICMS

    RMIC

    RMIC

    RPC

    RPS

    RR

    RTA

    RTS

    RTT

    SD

    SF

    SMA

    SMH

    TC

    TM

    TO

    UR

    Groupe d'Armée

    Général d'Armée

    Groupe Autonome d'Artillerie Coloniale

    Général de Brigade

    Groupe de Combat

    Général de Corps d'Armée

    Général de Division

    Groupe d'Exploitation Divisionnaire (Intendance)

    Groupe Nomade

    Groupe

    Groupement

    Grand Quartier Général

    Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie

    Groupe Sanitaire Divisionnaire

    Garde Voie de Communication

    Indigène

    Infanterie Coloniale

    Infanterie Divisionnaire

    Inspecteur Général des Troupes Coloniales

    Intendant militaire

    Mobilisation

    Modèle

    Point d'Appui

    Parc d'Artillerie Divisionnaire

    Poste de commandement

    Peloton

    Régiment d'Artillerie Coloniale

    Régiment d'Artillerie Coloniale Lourde

    Régiment d'Artillerie Coloniale du Levant

    Régiment d'Artillerie Lourde Coloniale

    Régiment d'Artillerie Coloniale du Maroc

    Régiment d'Artillerie Mixte Malgache

    Régiment d'Artillerie Coloniale Porté

    Régiment d'Artillerie Coloniale Tracté

    Régiment d'Artillerie Coloniale de Tunisie

    Régiment d'Artillerie Coloniale Tracté Tous-Terrains

    Réserve Générale

    Régiment d'Infanterie Coloniale

    Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc

    Régiment d'Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais

    Régiment de Mitrailleurs d'Infanterie Coloniale

    Régiment de Marche d'Infanterie Coloniale

    Régiment de Pionniers Coloniaux

    Régiment de Pionniers Sénégalais

    Régiment Régional

    Régiment de Tirailleurs Annamites

    Régiment de Tirailleurs Sénégalais

    Régiment de Tirailleurs Tonkinois

    Sécteur Défensif

    Sectuer Fortifié

    Section de Munitions Auto

    Section de Munitions Hippo

    Troupes Coloniales

    Territoire Militaire

    Théâtre d'Opération

    Unités Régimentaires

    ABRÉVIATIONS GÉOGRAPHIQUES

    AEF

    AFN

    Afrique Equatoriale Française

    Afrique du Nord

    AOF

    CFS

    Afrique Occidentale Française

    Côte Française des Somalis

    A PROPOS DU DOSSIER N° 1

    "Les Troupes Coloniales en 1939 avant la mobilisation" : trois erreurs se sont malencontreusement glissées dans le texte

    1 – Absence des renvois de la page 27. Présentation

    (1) A propos de Von Manstein, il était fait référence à la préface du livre de Paul Berben et Bernard Iselin, "Les Panzers passent la Meuse". Editions "J'ai Lu" (1969)

    (2) In fine, il était indiqué que l'équipe de rédaction comprenait autour du général Deschênes, les généraux Lebert et Gozé et le colonel Rives.

    2 – Page 37. Carte d'Indochine

    - échelle : 0 |_____|_____|_____| 300 km

    3 – page 36. Carte Afrique-Levant

    - C'est évidemment, "Gold Coast" qu'il fallait lire et non "Ghana"

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    du site non-officiel des Troupes De Marine